16 novembre 2009
Revue de Web (4) : l'origine des mèmes, le timecloud, la Vérité en graphique, et l'histoire du quali
Focus sur quelques articles intéressants que j'ai pu trouver sur le Web ces derniers temps :
A l'origine des mèmes
Vu sur le blog Homosemiotikus, un excellent article qui nous rappèle l'origine du concept de mème très en vogue en ce moment. L'auteur revient ainsi sur la publication de Richard Dawkins (qui a défini les mèmes) pour nous en fournir les extraits les plus parlants.
Ainsi, pour ceux qui ne savent pas exactement ce que sont les mêmes : "Les mèmes sont, comme les gènes, une forme de réplicateurs : conçus par analogie, ils sont au domaine de la culture ce que les gènes sont au domaine de la nature."
Un juste retour aux choses (l'article est bien plus détaillé) alors que ce terme est de plus en plus utilisé et parfois, un peu à côté de la plaque...
Lire l'article d'origine (foncez-y !).
Le Timecloud
Vous connaissez les nuages de mots (sinon je vous renvoie ici), mais connaissez-vous le Timecloud ?
C'est en fait un nouvel outil créé par l'excellent institut Linkfluence qui consiste simplement (enfin il fallait y penser et le réaliser) à faire un nuage de mot évolutif... Je cite le blog de Linkfluence : "On ne va pas dire que ce fut simple mais un des noeuds du problème s’est en partie résolu lorsque nous avons décidé que ce nuage fonctionnerait selon deux régimes, un évolutif dans lequel chaque mot possèderait une place et une seule et permettant ainsi de suivre son évolution au cours du temps et un second stabilisé permettant de réaliser un focus sur une période de temps sélectionnée."
Très concrètement, voici quelques capture d'écran (en attendant les versions "embed") pour comprendre le rendu :

Evocations spécifiquement associées à N. Sarkozy du 15/09 au 18/10

Evocations spécifiquement associées à F. Fillon du 15/08 au 18/10
Ces timeclouds permettent ainsi de voir les thèmes majeurs liés aux deux hommes politiques dans les périodes données. On constate immédiatement une certaine différence entre les deux timeclouds, avec un nuage "Sarkozy" tourné sur Clearstream, la polémique Jean Sarkozy ou sa prise de parole dans le nouvel obs, alors que le nuage "Fillon" est plus tourné sur la taxe carbone ou sur la crise...
Voici une dernière impression d'écran pour vous montrer une autre possibilité avec ces timecloud :

Evocations spécifiquement associées à N. Sarkozy du 11/10 au 18/10
C'est à nouveau le timecloud "Sarkozy" que je vous montre ici. En bougeant la timeline sur une période de 8 jours, les tailles des mots ont changé pour rendre compte de leur importance sur la période donnée. De plus, j'ai selectionné un mot et on peut voir sa courbe sur toute la période... Sachez que vous pouvez sélectionner plusieurs mots pour étudier leurs évolutions.
Je vous invite à aller voir le blog de Linkfluence pour "jouer" avec ces nuages de mots évolutifs pour mieux comprendre (et voir) l'évolution des thèmes dans le temps (il suffit de bouger la ligne temporelle).
La Vérité en graphique
Et oui, c'est la Vérité avec un grand V (même si elle fait mal) que l'agence DPZ Brazil vous propse de redécouvrir sous forme de graphiques.



Un projet intéressant ! Via Fubiz.
L'histoire du quali
Enfin, pour conclure cette revue de web très "études", je vous incite, si le quali vous intéresse, à aller faire un tour sur ce lien. Le blog de l'institut cccmquali a ainsi, en quelques notes retracé un historique des enquêtes quali (à lire du bas de page en remontant).
Des missi dominici de Charlemagne à la décennie 2000-2009, un ensemble d'articles très intéressants !
08:45 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Analyses, Marketing online, Méthodologie quali, Représentations visuelles, design & inspirations, Revues de Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : mème, mèmes, histoire du quali, quali, timecloud, représentations visuelles |
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13 juillet 2009
Le comportement du consommateur hyperconnecté
Internet a complétement modifié notre façon de consommer, c'est une évidence. Aujourd'hui le consommateur se voit attribué de nouveaux adjectifs : "social" ou "hyperconnecté" (entre autres).
J'ai trouvé (sur blog de nuit) une vidéo simple et efficace qui illustre bien quelles places prennent les médias sociaux dans le processus d'achat et de recommandation du consommateur social (ici le consommateur cherche à acheter un "blank", bref un bien quelconque, ça marche avec tout) :
De leur côté, les annonceurs ne savent pas encore tous parfaitement sur quel pied danser face à ce consommateur social hyperconnecté.
Voici quelques extraits du dossier de l'observatoire des pages jaunes sur l'hyperconnectivité :
Extraits de l'interview de Daniel Kaplan, Délégué général de la Fondation pour l'Internet Nouvelle GénérationLes consommateurs hyperconnectés sont-ils forcément hyperdisponibles pour recevoir des messages ?
Non, au contraire ! Face à la multiplication des messages, le consommateur va mettre en œuvre une stratégie d'« écologie de la communication », c'est-à-dire qu'il va réguler sa joignabilité pour ne pas se laisser submerger par les informations. Des études sociologiques montrent déjà que l'individu régule les fonctions mail, SMS, chat, selon le type d'interlocuteur et le message à véhiculer.
Comment les marques peuvent-elles se démarquer face à un consommateur hypersollicité ?
En prenant conscience qu'une communication descendante classique ne fonctionnera pas. La première exigence, pour les marques, c'est d'apporter du service et de la valeur. Une valeur solide, crédible, et incontestable. Faire du buzz ne suffit pas : rappelez-vous les opérations pub sur Second Life. Au bout de la dixième marque présente dans ce monde virtuel, le message n'avait plus de sens. Il faut penser le message en termes de service : pour communiquer sur un concert, une marque pourrait utiliser un affichage interactif, qui proposerait au consommateur d'acheter directement une place via son mobile, ou de visionner un clip du groupe.
L'aspect dialogue avec le consommateur est-il important ?
Evidemment. Les marques doivent se mettre en « mode conversation », et aller là où les consommateurs discutent déjà de leurs produits. Elles ont tout intérêt à communiquer sur des forums, des blogs, des espaces collaboratifs où les consommateurs parlent déjà d'elles, et à entrer dans le dialogue.
Extraits de l'interview de Christophe Léon, président fondateur de Pure AgencyUn fois ces supports « colonisés », comment entrer en dialogue avec le consommateur ?
Sur les réseaux sociaux, une simple présence publicitaire peut déjà être pertinente, car le niveau de ciblage du public est très fort (par âge, par situation géographique, par centre d'intérêt). Mais le consommateur attend surtout de la marque qu'elle entre en discussion avec lui. Pas une discussion qui dissimule un message corporate, mais un dialogue transparent. [...]
Quels peuvent-être les termes de ce dialogue ? Une posture de service ?
Bien sûr, et d'autant plus dans l'univers du mobile. Le nombre d'applications sur l'Iphone explose... mais beaucoup sont des applications « kleenex », qu'on jette dès que l'on s'en est servi une fois. Pour durer, les marques doivent donc offrir un service qui a une valeur d'usage en mobilité, qui soit utile aux clients. Aufeminin.com, leader des communautés féminines sur le web, a par exemple développé un service mobile qui permet un suivi personnalisé de sa grossesse. C'est en effet le thème de la maternité qui rallie le plus de suffrages sur les forums. Les mamans ou futures mamans peuvent donc échanger, lire des infos via leur mobile... Une application qui fonctionne très bien. Sur le site mobile de Voyages SNCF, on peut échanger son billet de train à la dernière minute, connaître le quai de départ 20 minutes à l'avance, ou encore avoir des infos sur un retard éventuel... C'est cela qu'attend le consommateur.
N'y a-t-il pas un risque de submerger le consommateur de propositions, d'informations, de messages ?
Non, sauf si les marques font de la publicité pure et dure. En revanche, si elles ont une démarche de service et de dialogue, il n'y a pas de risque d'être trop intrusif vis-à-vis du consommateur. Sur le mobile, c'est le consommateur qui a le contrôle ; il a le choix d'utiliser telle application ou non, de se connecter à tel réseau social ou non. Les marques ne doivent donc pas être omniprésentes, mais simplement disponibles.
Esperons que de nombreux annonceurs liront ces lignes, qui tiennent du bon sens de mon point de vue de consommateur social et qui résument effectivement assez bien mes attentes.
Pour aller plus loin et illustrer cela, je vous invite à prendre connaissance des notes de Gregory et de Gaetan sur leur rencontre avec le PDG France de Coca-cola qui s'essaye à la plateforme collaborative.
10:52 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Analyses, Interviews, Marketing online | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : consommateur hyperconnecté, viral, réseaux sociaux, consommation, internet |
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06 juillet 2009
Microsoft et le projet Natal : un buzz qui en dit long
Vous l'avez peut-être déjà lu/vu/entendu récemment, Microsoft veut "révolutionner le jeu vidéo".
Les médias ont en effet largement communiqué sur l'annonce faite (via la vidéo ci-dessous) par Xbox il y a quelques semaines concernant son futur projet de console : le projet Natal.
Voici la fameuse vidéo que Xbox a lancé sur le net :
Que penser de cette annonce et surtout de la stratégie de Microsoft-Xbox derrière celle-ci ? De mon point de vue, cette campagne "buzz" s'intègre parfaitement dans la stratégie de Xbox.
Il est bon de se rappeler un peu l'histoire de l'arrivée de la firme américaine sur le marché japonais des jeux vidéos : alors que Nintendo jouissait d'une réputation et d'une histoire forte mais que le marché était très largement dominé par Sony et sa série Playstation 1 et 2, Microsoft s'est lancé sur le marché en 2001.
A l'époque, la stratégie de Microsoft semblait indiquer une position de concurrence frontale avec Sony (multimédia, jeux "adultes", etc.) et on peut dire que les débuts furent difficiles. Cependant, à force de publicités marquantes la firme, dotée d'une capacité d'investissements impréssionnante, la Xbox s'est un peu implantée aux USA et en Europe.
Mais le véritable coup de génie de Xbox a eu lieu en 2005 : la firme a en effet sorti la XBOX 360 un an avant la sortie des concurrentes. En jouant sur les cycles de vie des consoles, Xbox a brisé une règle bien établie du marché et a vu sa part de marché grimper en flêche (sans oublier a guerre des prix qui a suivie) pour dépasser celle de Sony. Ainsi, en prenant tout le monde de vitesse, Xbox a pu "éliminer" son adversaire historique, Sony.
De son côté, Nintendo a plutôt opté pour une stratégie de différenciation avec le casual gaming (la Wii et le succès qu'on lui connaît). Mais, récemment, Xbox s'est aventurée sur le terrain de la Wii en créant des avatars et en signant des licences plus familiales.
Et là, deuxième coup de génie de Xbox : la vidéo sur le projet Natal. Il paraît assez clair, à la vue de la stratégie de compression du temps de Xbox, que cette vidéo a clairement pour but une attaque frontale de Nintendo et de sa Wii. Encore une fois, la firme joue sur la rapidité et, avec cette annonce, peut ainsi s'approprier l'idée et le concept de cette nouvelle forme de jeux (pourtant proche dy système Wii).
Ainsi, Microsoft a éliminé un concurrent en racourcissant les cycles de vie des consoles et compte éliminer le deuxième avec la même stratégie, renforcée par une communication très pro-active pour s'approprier le positionnement "casual gaming".
De son côté, Nintendo et Sony sont beaucoup plus discrètes sur les futures consoles... Sony va peut-être accentuer son positionnement sur le serious gaming (la norme devenant le casual gaming) et ainsi conserver une part de marché respectable. Nintendo, de son côté, peut soit rentrer en concurrence frontale avec Microsoft (stratégie déjà essayée - avec pertes et fracas - avec la Nintendo 64 face à la Playstation1) soit à nouveau créer la surprise avec un nouveau système de jeux. Réponse en 2010-2011...
Pour aller plus loin, voici un extrait de l'excellente émission Culture Pub qui reprend l'historique de Xbox (émission d'origine ici) et qui m'a donné envie d'écrire cette note :
08:07 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Analyses, Marketing online | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : microsoft, xbox, natal project, projet natal, consoles, jeux vidéos |
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06 avril 2009
Partenariat Ifop et HautEtFort
Un vent de nouveauté souffle depuis quelques temps sur le monde des études.
Depuis quelques années, ce vent se fait même de plus en plus violent et se transforme peu à peu en une tempête qui emportera les instituts les moins réactifs.
Les plus perspicaces d'entre vous l'ont deviné, je fais référence aux études de conversations sur le web (parfois appelé études des retombées web). Nous l'avons notamment vu avec Spotter, certains instituts se positionnent même de plus en plus sur ce créneau parfois délaissé par les "grands". Je pense également à l'excellent institut Linkfluence et à ses magnifiques cartes illustrant les conversations sur le web (exemple ici).
Pour ceux qui n'ont pas suivi ou qui ne savent pas de quoi je parle, il s'agit, pour résumer, de mener des études sur les discussions spontanées qui se tiennent sur le web concernant un sujet, une marque, etc. Ces conversations peuvent avoir lieu dans des billets de blog, sur twitter, sur facebook, dans des forums,...
Bref, la nouvelle du moment c'est la réaction d'un des "grands". Ifop a en effet annoncé un partenariat avec HautEtFort, la pateforme de blog qui héberge d'ailleurs le monde des études. Voici le document de présentation :
Ma première réaction ?
Enfin ! C'est une bonne nouvelle que le marché réagisse à la demande croissante des annonceurs qui s'intéressent logiquement aux conversations spontanées qui concernent leurs marques/produits. Ifop, avec Hautetfort, va ainsi pouvoir entrer sur ce marché...
Ma deuxième réaction est moins positive : je trouve que ça manque un peu de structure.
En effet, quels sont les partis-pris d'Ifop et de HautetFort ? On sait, via l'exemple dans le PowerPoint, qu'Ifop selectionne des blogs aléatoirement parmi ceux hébergé par HautetFort. Bien. Mais les blogs de Hautetfort ne sont certainement pas les mêmes que ceux hébergés par Skyblog, ni que les blogs Google (blogger). On est donc sur un échantillonnage d'un échantillon des conversations du web.
De plus, la séléction aléatoire est sans doute la plus prudente mais quid du poids des blogs (en terme de lecteurs, de fréquence de publication, etc.) ? Une selection aléatoire revient ainsi à ne pas favoriser les blogs les plus lus et à les considérer aussi importants que les blogs que personne ne suit...
Cela dit, je ne serai pas plus critique que cela, car il faut laisser le temps à l'outil de s'installer et de faire ses preuves.
D'autant plus qu'Ifop a apparement décidé d'en faire une utilisation plus qualitative (étudier les verbatims, les phrases) que quantitative (impliquant une volonté de généraliser les résultats à l'ensemble du Web). Et, si ce choix se confirme, mes "critiques" n'auront quasiement plus lieu d'être.
Enfin, je fais confiance à l'Ifop pour prendre toutes les décisions méthodologiques qui conviendront et pour savoir convaincre leurs clients. Après tout, c'est quand même un des instituts les plus novateur de l'histoire.
Pour conclure, je dis donc bravo à Ifop et HautetFort pour l'initiative louable et leur exprime ma plus vive impatience concernant les premiers résultats publiés.
08:23 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Le secteur des études, Marketing online, Société d'études | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : ifop, hautetfort, partenariat, étude, étude web, étude discours, retombées médiatiques |
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23 février 2009
Les technologies (de communication) du futur
L'année 2009 est maintenant bien installée. Quand j'étais plus jeune, 2009 correspondait à un futur lointain et fantastique rempli de skate-board qui volent et d'hologrammes...
Du coup, j'ai voulu voir ce qui existait de plus "futuriste" dans les outils informatiques et/ou de communication qui existent en 2009 ou qui sont destinés à exister peu après 2009...
Tout d'abord, l'hologramme ! Et oui, finalement mes rêves de jeunesse se sont réalisés puisque cette nouvelle technologie développée par Cisco a été exploitée pour la première fois en direct lors des élections américaines (aller voir cette note pour en savoir plus). J'ai déjà pu trouvé sur le web une application de la technologie en marketing direct : un mannequin en hologramme dans une vitrine en Allemagne :
Les vidéos interactives :
- bientôt dans les publicités virales qui vont nous tmber dessus sur le net, on va trouver des vidéos 360°... Simple mais impressionant : vous cliquez dans la vidéo et vous pouvez bougez la caméra. Un exemple :
- la réalité augmentée : si vous ne connaissez pas encore cette technologie, je vous conseille cette vidéo, tout simplement impréssionnante. Cette innovation consiste tout simplement à incruster des objets virtuels dans le monde réel via un écran et une caméra. Pour info, la réalité augmentée est déjà largement utilisée par les marques pour communiquer.
- les vidéos qu'on peut commenter à la seconde : faire apparaître un commentaire à un moment précis d'une vidéo va devenir un jeu d'enfant. Une nouvelle sorte de média participatif (plus de détail ici) ? Pour info, vous pouvez déjà essayer sur YouTube...
- les vidéos avec un lien hypertexte cliquable en leur sein : bientôt plus besoin de sites ? Avec les vidéos cliquables qui renvoit vers des sites ou vers d'autres vidéos, un nouvel univers s'ouvre pour les communiquants. En effet, au delà de l'avantage évident de ne plus à avoir à gribouiller les adresses des sites des marques souvent dispensés à la fin des vidéos virales, il va également devenir possible de construire des jeux en vidéos interactifs, des sites en vidéos, des campagnes entierement en vidéos et interactives. Exemple avec le "pong" de cette nouvelle technologie :
Et quelques technologies qui m'ont impressionné :
- La possibilité de faire un technologie à la minority report avec une simple webcam :
Vivement que ça arrive !
- L'écran multitouch bien exploité ici par Microsoft :
Une vidéo incroyable... j'aime particulièrement la détéction des objets et l'extraction automatique des fichiers numériques contenus à l'intérieur de ce que vous posez dessus (téléphone, appareil photo, etc.).
- Encore une autre technologie à la minority report :
- j'en cite d'autres : la souris guidée par le cerveau, la visualisation des rêves sur écran d'ordinateurs, le contrôle d'objets ou d'ordinateurs par la pensée (vidéo ici), etc... Pour en savoir plus : c'est ici !
08:21 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Marketing direct, Marketing online, Marketing TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : communication, communication du futur, technologies du futur |
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12 janvier 2009
Les widgets
En ce début d'année, et après avoir découvert la page http://now.sprint.com/widget/, je voulais faire une petite note sur les widgets.
"Quel rapport avec ce blog" vous demandez-vous fort justement... et bien ce blog est certes destiné aux études mais également à la communication... et vous allez comprendre très rapidement que les widgets sont une part importante de la communication online.
Tout d'abord, un rappel : les widgets sont des mini-applications qui peuvent à peut près lire tous les languages importants du net (html, css, flash) et qui servent à... et bien à tout et à rien. Au départ, les widgets étaient surtout des applications plus ou moins utiles comme des calendriers, des horloges, des webcams, des bloc notes,... mais la tendance est aujourd'hui à la communication. Voici une petite vidéo qui va vous éclairer encore davantage :
En plus d'être utiles, ces petits programmes sont très utilisés : comscore évaluait ainsi en 2007 que 21% des internautes utilisaient les widgets. Ce chiffre a certainement largement augmenté avec l'explosion de Netvibes ou de slide.com (entre autres).
Bref, un quart ou plus des internautes qui utilisent un widget ... Un chiffre qui a fait réflechir les entreprises souhaitant communiquer sur le web.
Les entreprises se sont donc emparées de cet outil pour mieux communiquer : le widget permet de prolonger la relation "marque - internaute" en dehors du site, il permet également de créer un nouveau service pour l'utilisateur (le widget de la RATP qui vous dit quand le prochain bus passe en bas de chez vous par exemple), il est largement ancré dans la tendance du web "personnalisable" ou chaque internaute se crée sa page regroupant toutes les informations qu'il souhaite sans avoir besoin de se rendre sur les pages ciblées, et enfin, son principal intérêt : il permet d'informer rapidement (en temps réel) un grand nombre de personnes captives (elles ont souhaité installer le widget de l'entreprise et peuvent le supprimer d'un clic) sans passer par l'email (et par l'anti-spam).
Voici les résultats d'une étude de Synodiance (Agence conseil en stratégies marketing et interactives de trafic) sur les widgets :
Je vous invite à aller voir de plus près cette présentation sur le site de Synodiance; vous trouverez nottament les commentaires associés à cette présentation (Widget : quelle stratégie adopter ?).
Et concernant les études ?
D'après moi, le monde des études a deux défis à relever face aux widgets :
- Comment intégrer la mesure d'efficacité des widgets à la mesure d'efficacité d'une campagne web ? Voilà un sujet passionant et une question à laquelle de plus en plus d'anonceur vont demander une réponse.
- Autre défi, cette fois complétement différent : comment les sociétés d'études peuvent communiquer leurs résultats par widget ? Communiquer des résultats en direct efficacement (on peut faire de très belles choses) et avec un outil qui se partage facilement (entre salariés, internautes, etc.) me paraît également un sujet sur lesquel les instituts peuvent se pencher avec interêt.
Exemples de graphiques réalisés "en direct" par widget sur la page http://now.sprint.com/widget/
Sources :
- Pourquoi les marques doivent développer leur widget ?
- Widget : quelle stratégie adopter ?
- Vidéo Dailymotion
- Win the ad War with widgets
08:03 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Analyses, Marketing online, Représentations visuelles, design & inspirations, Résultats d'étude | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : widget, graphiques temps réel, flash, représentations visuelles, dynamique |
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20 octobre 2008
Les vidéos virales : qu'en penses les agences ?
Feed company a recemment publié les résultats d'une étude sur le marketing viral... du point de vue agences.
40 responsables d'agences ont ainsi pu donner leur avis sur ce média. Un nombre relativement faible mais qui permet une prise de température de l'état d'esprit du marché sur les vidéos virales :
J'en retiens que :
- 70% des agences interrogées vont augmenter leurs budgets pour ce type de campagne,
- 3 répondants sur 4 ont été satisfaits des résultats obtenus par leur campagne de vidéo virale,
- la moitié des répondants considèrent qu'une vidéo virale est un succès si elle obtient 500 000 visionnages ou plus,
- le point à améliorer en priorité dans les campagnes de vidéos virales est le tracking / reporting,
- enfin, si la vidéo virale n'est pas encore un moyen standard de communication, elle est appelée à le devenir d'ici 3 ans pour plus de 7 répondants sur 10.
En résumé, les agences voient les vidéos virales comme un média encore jeune (problèmes de tracking, opinions très divergeantes sur ce qu'est un succès pour une vidéo virale, etc.) mais prometteur. On va avoir de plus en plus droit à des campagnes comme celle pour Bescherelle (cf. note Marie Myrtille, buzz sur le net terminé).
En attendant que le consommateur se lasse de cette pratique...
Le document d'origine au format PDF est disponible ici / Merci à blogsetie.blogspot.com pour l'info.
05:19 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Marketing online, Résultats d'étude | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : marketing viral, agences, buzz marketing, étude, efficacité du viral |
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10 octobre 2008
Marie Myrtille : buzz sur le net terminé
Une note rapide pour signaler la fin d'un buzz sur le net (et oui, encore un) orchestré par l'agence Chainsaw.
Ainsi Marie Myrtille, "chanteuse" prétendument recalée de la star academy de TF1 avait posté sur sa page web un clip d'une chanson truffée de faute d'orthographe et de grammaire ("Si j’aurais tout su avant, je n’aurais pas vécu un instant"). Ce clip tournait ainsi sur le web depuis peu (cf. la page Myspace de Marie Myrtille) faisant de Marie Myrtille la Cindy Sanders du Web.
Un buzz aux ficelles un peu (trop ?) visibles mais finalement assez bien repris... jusqu'à la révélation dans le 6/9 d'NRJ le 7 octobre 2008.
Le buzz était en fait organisé aux bénéfices de la marque BESCHERELLE qui cherche à rajeunir son image avec cette campagne Marketing reprenant les codes de communication des 12-35 ans.
Mais je persiste : un petit goût d'amertume reste au fond de la bouche après ce Buzz : si cette campagne est effectivement un moyen intéressant (et amusant) de rapprocher la marque Bescherelle (à l'image sérieuse, voire dépassée) d'une population adepte de la "junk culture", les ficelles auraient méritées d'être dégrossies, et l'origine du buzz davantage cachée.
Reste une bonne occasion de se rendre sur le site de l'agence Chainsaw qui se définit comme suit : "un laboratoire expérimental de communication alternative au service des marques. Avoir l'impertinence de proposer un nouveau modèle de pensée impose un nouveau modèle d'agence. Chainsaw est composé de publicitaires, d'illustrateurs, de réalisateurs, de marketing people, de photographes, de journalistes et de producteurs."
Un casting plutôt large pour cette agence dont la communication web est encore très discrète (à part ce blog, peu d'infos sur le net). A noter que l'agence avait fait parlé d'elle avec ce print qui résume assez bien son ambition :

Grégoire Hervé-Bazin
08:07 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Agences, Marketing online | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : marie myrtille, buzz, online, bescherelle, chainsaw |
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