28 septembre 2009
INIT
Créé en 1995, INIT est un institut d'études spécialisé sur les études clients (satisfaction, fidélité, rentabilité). Avec ce positionnement, l'institut génère un CA de 4.3 millions d'euros et compte une équipe de 27 collaborateurs.
Cet institut à dominante quantitative (environ 80% des études réalisées) a été historiquement le premier à se positionner sur la mesure de la satisfaction client.
Aujourd'hui l'offre d'INIT tourne (notamment) autour de ses outils : Optisat (outil innovant d'analyse importance x satisfaction), Bayesia (analyse des réseaux bayésiens : corrélations conjointes), SimSat (logiciel de simulation d'hypothèse de satisfaction), Impact Economique de la qualité de service (intégration des variables économiques aux modèles d'analyse) et Warning Sat (Logiciel de traitement et d'analyse d'enquêtes en continu qui alerte automatiquement en cas de dégradation des résultats).
Voici une petite présentation d'INIT résumant l'histoire de l'institut, ses principaux chiffres clés et ses domaines de compétence.
Pour compléter cette présentation de l'insitut INIT, son Président, Christian Barbaray, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.
Chrisitan Barbaray est le Président d'INIT
Grégoire Hervé-Bazin : Pouvez-vous vous présenter, présenter votre parcours, ce qui vous a amené à la direction de Init ?
Christian Barbaray : Après quelques années à des postes Marketing, j’ai rejoint l’Institut d’Etudes MV2 Conseil que j’ai accompagné durant sa période de forte croissance de 1983 à 1995. J’ai ensuite créé INIT en 1995 qui a été le premier institut réellement positionnée sur la niche des études de satisfaction clients. Maintenant ce n’est plus une niche mais un chenil !
Pouvez-vous nous expliquer ce que propose Init Marketing, quels sont ses partis-pris ?
Nous sommes positionnés sur la partie des études qui ne représente que 20 % de l’activité classique des instituts : les études Marketing Clients (Satisfaction – Fidélité – Rentabilité).
Nous avons un crédo : ce qui est simple est faux, ce qui est compliqué est inexploitable !
Nous cherchons donc à faire du complexe en amont dans l’exploitation des données et du simple en aval dans la restitution des résultats.
Init Marketing a récemment gagné les Trophées Marketing Magazine 2009, pouvez-vous nous expliquer le projet qui a abouti à cette victoire ?
Nous avons travaillé sur « l’impact économique de la fidélité clients » pour le Club des Créateurs de Beauté (filiale E commerce du groupe l’Oréal).
Si je devais en parler à ma maman, je dirais que nous sommes capable de dire à l’entreprise ce qu’il faut faire, auprès de qui il faut de faire et combien cela pourrait rapporter.
Si je devais en parler à un séminaire marketing, je dirais que nous utilisons des modèles d’analyses bayesiennes qui permettent de connaître l’influence réciproque et les inter-corrélations des critères, modélisé sur une typologie de fidélité clients et croisé avec le panier moyen.
Votre institut est spécialiste dans la valorisation du capital client (satisfaction et fidélité). A travers les milliers d’études qu’Init Marketing a menées sur le sujet, quels sont les enseignements sur la façon dont les entreprises françaises gèrent leur relation client ?
Trois grands enseignements :
1. Un grand décalage entre les départements beaucoup plus cloisonnés qu’on ne le croit : le département « Relations Clients » ne parle pas au Département Marketing qui se méfie du département Etudes, qui communique mal avec le département Informatique, qui lui ne fréquente pas le département gestion commerciale » J’exagère un peu mais j’ai l’exemple récent d’un grand groupe de service ou c’est à peu près ça.
2. La juniorisation des responsables d’études et leur fort turnover. Malgré tout leur potentiel, des jeunes diplômés ne font pas le poids en interne pour porter la parole des clients. Ce sont de plus en plus des courroies entre les demandes internes et les instituts. Ce qui est dommage sur la transmission des connaissances et des données marchés.
3. La faible implication des Directions Générales dans les problématiques clients. Cela a beau figurer dans les discours ou les chartes ce n’est pas aussi présent dans l’axe stratégique. La crise actuelle a d’ailleurs durci ce phénomène.
Selon vous, quel avenir pour les études de marché ? quel(s) défi(s) le secteur va-t-il devoir relever ?
1. Des clients de plus en plus sollicités pour répondre
2. Des clients de plus en plus volatiles
3. Des produits de plus en plus complexes vendus de moins en moins chers (ex : les FAI et leur offre triple Play), ce qui créée des marchés de frustrés ou d’insatisfaits permanents.
4. La modification en profondeur la relation de confiance entre les individus et les marques.
5. Le web qui transforme le dialogue marque/client. Ceci déplace le métier des études de « l’écoute organisée » (groupe - échantillon) à une écoute d’un « discours désorganisé » (blog – forum)
Plus précisément, quel(s) défi(s) attendent l'institut Init ? Quels sont les envies de l'institut, les pistes explorées par celui-ci, les challenges qu’Init a l'ambition de relever ?
Nous avons mené un séminaire prospectif en 2008 dont certaines pistes sont déjà en place : ex, notre nouveau positionnement « Capital Clients » et dont d’autres vont apparaitre dans les prochains mois.
La valeur ajoutée de notre métier va se déplacer du « terrain » (concurrence off shore et autres outils de recueil) vers l’exploitation, l’analyse et l’opérationnalité des résultats.
« Rendre simple des choses complexes » va toujours être notre credo. Notre outil « Simsat » de simulation dynamique d’hypothèses est d’ailleurs dans cet esprit. Vous simulez à l’écran une décision et le logiciel vous en calcul l’impact (fidélité ou économique)
Un mot de conclusion ?
Après plus de 25 ans de pratique professionnelle je considère ce métier comme un perpétuel étonnement et je constate que la bonne réponse est toujours la même : écouter ses clients et s’adapter à leurs besoins : qu’il s’agisse de nos propres clients ou des clients de nos clients !
INIT : 2 rue Antoine Etex - 94020 CRETEIL
Tél. : 01 45 15 11 11 / Fax : 01 45 15 11 12
Pour en savoir plus : je vous recommande le site Internet de l'institut, très complet (pour les fanas d'études, voir la rubrique "Parlons technique").
Grégoire Hervé-Bazin
09:33 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Interviews, Le secteur des études, Société d'études | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : init, init-marketing, init satisfaction, christian barbaray, société d'études, études de marchés, réflexions méthodologiques |
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13 juillet 2009
Le comportement du consommateur hyperconnecté
Internet a complétement modifié notre façon de consommer, c'est une évidence. Aujourd'hui le consommateur se voit attribué de nouveaux adjectifs : "social" ou "hyperconnecté" (entre autres).
J'ai trouvé (sur blog de nuit) une vidéo simple et efficace qui illustre bien quelles places prennent les médias sociaux dans le processus d'achat et de recommandation du consommateur social (ici le consommateur cherche à acheter un "blank", bref un bien quelconque, ça marche avec tout) :
De leur côté, les annonceurs ne savent pas encore tous parfaitement sur quel pied danser face à ce consommateur social hyperconnecté.
Voici quelques extraits du dossier de l'observatoire des pages jaunes sur l'hyperconnectivité :
Extraits de l'interview de Daniel Kaplan, Délégué général de la Fondation pour l'Internet Nouvelle GénérationLes consommateurs hyperconnectés sont-ils forcément hyperdisponibles pour recevoir des messages ?
Non, au contraire ! Face à la multiplication des messages, le consommateur va mettre en œuvre une stratégie d'« écologie de la communication », c'est-à-dire qu'il va réguler sa joignabilité pour ne pas se laisser submerger par les informations. Des études sociologiques montrent déjà que l'individu régule les fonctions mail, SMS, chat, selon le type d'interlocuteur et le message à véhiculer.
Comment les marques peuvent-elles se démarquer face à un consommateur hypersollicité ?
En prenant conscience qu'une communication descendante classique ne fonctionnera pas. La première exigence, pour les marques, c'est d'apporter du service et de la valeur. Une valeur solide, crédible, et incontestable. Faire du buzz ne suffit pas : rappelez-vous les opérations pub sur Second Life. Au bout de la dixième marque présente dans ce monde virtuel, le message n'avait plus de sens. Il faut penser le message en termes de service : pour communiquer sur un concert, une marque pourrait utiliser un affichage interactif, qui proposerait au consommateur d'acheter directement une place via son mobile, ou de visionner un clip du groupe.
L'aspect dialogue avec le consommateur est-il important ?
Evidemment. Les marques doivent se mettre en « mode conversation », et aller là où les consommateurs discutent déjà de leurs produits. Elles ont tout intérêt à communiquer sur des forums, des blogs, des espaces collaboratifs où les consommateurs parlent déjà d'elles, et à entrer dans le dialogue.
Extraits de l'interview de Christophe Léon, président fondateur de Pure AgencyUn fois ces supports « colonisés », comment entrer en dialogue avec le consommateur ?
Sur les réseaux sociaux, une simple présence publicitaire peut déjà être pertinente, car le niveau de ciblage du public est très fort (par âge, par situation géographique, par centre d'intérêt). Mais le consommateur attend surtout de la marque qu'elle entre en discussion avec lui. Pas une discussion qui dissimule un message corporate, mais un dialogue transparent. [...]
Quels peuvent-être les termes de ce dialogue ? Une posture de service ?
Bien sûr, et d'autant plus dans l'univers du mobile. Le nombre d'applications sur l'Iphone explose... mais beaucoup sont des applications « kleenex », qu'on jette dès que l'on s'en est servi une fois. Pour durer, les marques doivent donc offrir un service qui a une valeur d'usage en mobilité, qui soit utile aux clients. Aufeminin.com, leader des communautés féminines sur le web, a par exemple développé un service mobile qui permet un suivi personnalisé de sa grossesse. C'est en effet le thème de la maternité qui rallie le plus de suffrages sur les forums. Les mamans ou futures mamans peuvent donc échanger, lire des infos via leur mobile... Une application qui fonctionne très bien. Sur le site mobile de Voyages SNCF, on peut échanger son billet de train à la dernière minute, connaître le quai de départ 20 minutes à l'avance, ou encore avoir des infos sur un retard éventuel... C'est cela qu'attend le consommateur.
N'y a-t-il pas un risque de submerger le consommateur de propositions, d'informations, de messages ?
Non, sauf si les marques font de la publicité pure et dure. En revanche, si elles ont une démarche de service et de dialogue, il n'y a pas de risque d'être trop intrusif vis-à-vis du consommateur. Sur le mobile, c'est le consommateur qui a le contrôle ; il a le choix d'utiliser telle application ou non, de se connecter à tel réseau social ou non. Les marques ne doivent donc pas être omniprésentes, mais simplement disponibles.
Esperons que de nombreux annonceurs liront ces lignes, qui tiennent du bon sens de mon point de vue de consommateur social et qui résument effectivement assez bien mes attentes.
Pour aller plus loin et illustrer cela, je vous invite à prendre connaissance des notes de Gregory et de Gaetan sur leur rencontre avec le PDG France de Coca-cola qui s'essaye à la plateforme collaborative.
10:52 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Analyses, Interviews, Marketing online | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : consommateur hyperconnecté, viral, réseaux sociaux, consommation, internet |
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08 juin 2009
La dégustation chocolat : une idée pour communiquer !
Vous le savez, ce blog parle d'études, de marketing et de communication... Aujourd'hui j'élargis mon public avec cette note, puisque je m'adresse à tous ceux qui aiment le chocolat !
Bien sur, je reste persuadé que les lecteurs intéressés par de nouvelles idées de communication (interne/externe) sauront également apprécier cette note.
Je voulais en effet vous conseiller une animation que j'ai eu l'occasion de tester dans un séminaire et que j'ai trouvé à la fois originale et très intéressante : la dégustation chocolat.
Pour en parler en détail, j'ai eu la chance d'interviewer une experte en chocolat, Lauranie Nonotte, qui va vous expliquer mieux que moi ce qu'est une dégustation chocolat et quelles sont ses autres activités.
Lauranie, peux-tu te présenter, ainsi que ton activité, en quelques mots ?
Pour faire simple, disons que je suis une experte en chocolat ! Je ne plaisante qu'à moitié...
En réalité, ma société, Esprit Chocolat, créée fin 2007, propose des dégustations et circuits chocolat, pour des entreprises et des particuliers, en France et à l’étranger.
Je réalise également des missions de conseil auprès d'agences de design autour du chocolat (innovation packaging, création de nouvelles recettes…).
Pour résumer mon activité, je peux dire que je passe une partie de mon temps libre à chercher, découvrir et tester de nouvelles créations chocolatées.
Je crois savoir que tu viens du monde des études. Pourquoi cette reconversion ?
En effet, j’ai travaillé dans plusieurs instituts et j’y suis encore ! Difficile de décrocher, surtout que je travaille aujourd’hui pour une société très innovante, linkfluence.
En revanche, je travaille à temps partiel, ce qui me laisse enfin du temps pour développer Esprit Chocolat. Cela fait 5 ans que je vis et cultive cette passion de façon intensive. Mais j’ai récemment eu envie de partager à une plus grande échelle toute cette connaissance que j’avais acquise.
Il y a deux ans et demi, après un passage dans les plantations de cacao dans le Tabasco au Mexique, et un court séjour dans la Baie de San Francisco, où j’ai fait un petit circuit exploratoire de « l’innovation chocolat », je me suis dit qu’il fallait que je m’investisse plus sérieusement dans cette activité.
Il y a donc des formations à la dégustation ?
Tout comme pour le vin, le chocolat provient d’une matière première complexe et passionnante, qui est le cacao. Il est donc nécessaire pour bien comprendre un chocolat, de connaître ses origines. Le premier travail de formation passe donc par la connaissance du terroir, des zones de culture, des étapes de la transformation ….
J’ai suivi un cycle de conférences à l’Université du chocolat, je suis secrétaire générale d’un club d’amateurs (ACCP pour Amants du Chocolat de la Couronne Parisienne, amants-du-chocolat.net) qui se réunit une fois par mois pour exercer son palais et j’ai suivi une formation à l’analyse sensorielle au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, cirad.fr).
Ensuite, les dégustations que je mène au quotidien, les visites et rencontres avec les chocolatiers, tout cela contribue à développer ma culture du produit et de son univers.
Concrètement, comment se déroule une dégustation de chocolat ?
Les dégustations se font généralement sur le lieu du séminaire ou de l’événement (hôtel, restaurant, entreprise).
Ces prestations sont systématiquement discutées avec le client au moment de la proposition. Bien que je propose une gamme de dégustations à thème (« apéritif », « accents de Provence », « au gré des saisons »…), j’adapte aussi le contenu au besoin, au contexte et aux envies du client pour parvenir à une offre sur mesure.
Selon le thème choisi il s’agira de tablettes ou de ganaches, parfois dégustées à l’aveugle. Les participants se voient attribuer des fiches de dégustation qui leur permettent de suivre le chemin sensoriel de dégustation.
Mon rôle consiste à les accompagner dans cette découverte de saveurs, à les aider à identifier les différences de goût entre diverses origines de chocolat et à agrémenter cette expérience d’éléments de connaissance historiques et culturelles sur le produit.
Qui sont tes clients ?
Dans les entreprises, les Directions de la Communication ou les DRH pour les événements internes, type séminaires, les Directions du Marketing ou Commerciales pour des événements clients.
Il y a aussi des PME qui souhaitent pouvoir offrir des moments de convivialité à leurs équipes sans y consacrer tout leur budget communication. Et enfin beaucoup d'agences d'événementiel et d’hôtels qui souhaitent proposer une offre alternative et originale à leurs clients.
Justement, qu'est-ce qui est différent des autres animations proposées en incentive ?
Le plaisir est garanti ! Même les non amateurs de chocolat ressortent des dégustations heureux d'avoir découvert le chocolat sous des facettes nouvelles : origines, arômes, saveurs insolites.
Ce qui est surtout très différent, c’est que les participants ne sont pas en compétition, mais totalement dans le partage d'expérience, et d'expérience sensorielle de surcroît ! Même si les dégustations à l’aveugle ont un aspect ludique, puisqu’il s’agit de deviner l’arôme contenu dans les chocolats dégustés.
L’objectif est avant tout de se faire plaisir, et d’apprendre en s’amusant.
Comment te fais- tu connaître ? Par quels medias passe ta communication ?
Après le bouche-à-oreille et les amis, j’utilise énormément les nouveaux medias et les medias sociaux.
Mon blog tout d’abord (esprit-chocolat.blogspot.com), qui est un excellent vecteur de visibilité, en attendant d’avoir un site corporate. Mes billets de blog sont automatiquement relayés sur la page Facebook de ma société et, lorsque j’estime que c’est opportun, je les twitt également (twitter.com/Lauraniechoco).
J’ai évidemment une page LinkedIn pour nouer des contacts à l'international, que je pourrais difficilement rencontrer par ailleurs.
Pour conclure, tu nous fais saliver avec le dernier chocolat que tu as découvert/ goûté ?
C’est une ganache noire baptisée Sencho, que j’ai goûtée fin mai à Lyon, chez Seve (www.chocolatseve.com). Il s’agit en fait d’un chocolat au thé vert, le Sencha. La ganache était bien fondante mais pas grasse et la couverture fine et cassante comme il faut. En revanche, le thé vert était discret… un peu trop à mon goût. Mais mon appréciation générale reste positive !
Et pour en savoir plus :
Lauranie Nonotte
Esprit Chocolat
lauranie@esprit-chocolat.com
http://esprit-chocolat.blogspot.com/
08:23 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Communication événementielle, Communication interne, Interviews | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : idée communication, communication interne, communication événementielle, séminaire, relation client, idée originale, dégustation chocolat, lauranie nonotte |
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16 février 2009
Spotter
Spotter est un institut au profil légèrement différent de la grande majorité puisqu'il est spécialisé dans la veille et l'analyse du discours media et des conversations sur Internet.
Très concrètement, depuis qu'il existe (10 ans), cet institut ne travaille pas sur des questionnaires ou sur des entretiens comme le font Ipsos ou Ifop (entre autres) mais sur des retombées médiatiques.
Ce sont donc des articles de presse, des blogs, des forums,... qui constituent la matière première qu'analyse cet institut.
Spotter a pour particularité d'avoir des solutions technologiques qui répondent aussi bien aux besoin des directions de la veille, qu'aux agences de communication ou de marketing interactif. En effet, l'institut propose dans son offre un plateforme de veille, mais aussi un logiciel de cartographie du Web et une offre d'analyse quantitative et qualitative des "retombées".
Spotter fait, d'après moi, partie des "instituts de l'avenir" : être capable de collecter et d'analyser (via la machine et l'homme) les retombées média et les conversations du Web est en effet une compétence qui prend de l'importance depuis quelques années... et qui sera indispensable aux instituts d'études d'ici peu de temps.
Voici une présentation des compétences et des activités de Spotter :
Pour compléter cette présentation de l'insitut Spotter, sa Directrice du business development, Céline Molina, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.
Céline Molina est la Directrice du business development de Spotter
Grégoire Hervé-Bazin : Pouvez-vous vous présenter, présenter votre parcours, ce qui vous a amené chez Spotter et ce que vous y faites aujourd’hui.
Céline Molina : J’ai 34 ans et 10 ans d’expérience professionnelle au niveau européen : Après une Maîtrise de Commerce et affaires internationales à Montpellier, j’ai vécu et travaillé 3 ans dans la city à Londres, en Marketing, puis 4 ans à Madrid en RP et Communication. Forte de ces expériences, et dotée d’une forte sensibilité marcom/médias au niveau international, de retour dans ma ville natale, j’ai été ravie d’intégrer Spotter en 2006. J’y occupe aujourd’hui la fonction de Directrice du « Business Dévelopement ».
Pouvez-vous nous expliquer ce que propose Spotter, quels sont ses partis-pris ?
Spotter propose depuis 10 ans des solutions sur mesure de veille et d’analyse pour la communication, le marketing, la veille, l’intelligence économique, la stratégie, les RP, la gestion de crise et les affaires publiques.
Notre valeur ajoutée repose sur :
- Notre capacité à faire de la veille et de l’analyse tous médias : Tout type source / données / documents (Blogs, Forums, Newsletters, Médias en ligne, Sites web, Moteurs de recherche, Newsgroups, …, Presse écrite, Télévision, Radio, Bases de données brevets, Législation et normes, Etudes, Rapports financiers, Remontées terrain)
- Une équipe experte de veilleurs analystes multilingues qui valide et analyse les informations, pour des données 100% pertinentes et qualifiées.
Notre positionnement triptyque :
1/ Editeur de logiciels de veille et d’analyse du discours
2/ Conseil en architecture de systèmes de veille et formation
3/ Services de veille et d'analyse sur mesure
Nos solutions et services :
• Tracking et récolte Internet, bases de données, tous médias
• Plateforme collaborative de veille
• Tableaux de bord dynamiques
• Analyses du discours des médias
• Etudes Internet et Médias sociaux
• Cartographie dynamique des données de veille et des réseaux d’influence Services d’accompagnement sur mesure
Pour nous aider à « concrétiser » votre activité, pouvez-vous nous raconter une mission que vous auriez effectuée pour un client, la problématique que celui-ci avait et comment vous y avez répondu ?
Une grande marque du Luxe nous a demandé de mettre en place un système de veille et d’analyse pour répondre à une problématique « Veille sujets sensibles », sur les principaux marchés européens pour la marque : il s’agissait de détecter toute information sensible ou critique, pour la marque ou le secteur, et de qualifier les informations pertinentes par niveau d’importance et tonalité (de neutre à très négatifs – les mentions factuelles ou positives n’étant pas utiles pour la cellule Gestion de crise). Toute la difficulté résidait dans l’affinage des scénarios de récolte et l’immersion de l’équipe dédiée au projet. Nous avons d’abord réalisé un projet pilote sur 3 mois de veille avec remise d’un rapport « Etat des lieux » - Après des échanges quotidiens, durant un mois, nous avons obtenu la validation du système par le client et gagné sa confiance – ce projet s’est ensuite concrétiser, à l’issue du pilote, par un abonnement annuel en 2009.
Selon vous, quel avenir pour les études de marché, quel(s) défi(s) le secteur va-t-il devoir relever ?
Spotter est spécialisé dans les études médias, nos études permettent d’appréhender les écosystèmes des marques, suivre les avis exprimés par les journalistes et les consommateurs. L’avenir pour les études de marché est peut-être, au-delà des indispensables études classiques, de capter les opinions et comprendre les changements de comportement en étant de moins en moins directif et en allant trouver les gens là où ils s’expriment spontanément (Web, blogs, twitter, etc.). Comme dit un proverbe chinois : « Si tu veux voir comment vive les tigres, va dans la jungle, pas au zoo »
Plus précisément, quel(s) défi(s) attendent Spotter ? Quels sont les envies de l'entreprise, les pistes explorées par celle-ci, les challenges que Spotter a l'ambition de relever ?
Continuer le développement à l’international avec développement de la zone méditerranée, poursuite du programme de R&D avec le lancement notamment du logiciel d’analyse « SPOT Opinion », et continuer avec une croissance à 2 chiffres.
Un mot de conclusion ?
Le monde des études est un secteur en pleine évolution, les entreprises et institutions demandent aujourd’hui des solutions intelligentes, capable de donner du sens aux données récoltées pour avoir de véritables outils d’aide à la décision.
Spotter : Phare de la Méditerranée 34250 Palavas - Montpellier Sud + 33(0)4 6768 6170
Pour en savoir plus : je vous recommande le site Internet de l'institut.
Photo extraite de : http://www.flickr.com/photos/58789521@N00/1545883590
Grégoire Hervé-Bazin
08:30 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Interviews, Le secteur des études, Société d'études | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : spotter, société d'études, études de marchés, réflexions méthodologiques, veille internet, études web |
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17 novembre 2008
QualiQuanti
QualiQuanti est un institut d'études marketing créé en 1990 et basé dans le 15ème à Paris. Il se démarque par une culture qualitative forte, mais aussi par une vision rénovée du quantitatif (à base de questionnaires plus ouverts) et par sa position de précurseur dans le domaine des études online.
Avec des outils comme "Etudes quali-quanti" (études semi-ouvertes sur des échantillons de 100 à 400 personnes), "Etudes SpeedBack" (Enquêtes semi-ouvertes via Internet avec des résultats en 3 jours max) ou encore "Etudes Sémio-live" (analyse sémiologique en présence du commanditaire), cet institut a atteint en 2005 un chiffre d'affaire de 1,5 million d'euros (en attente de données plus réçentes).
QualiQuanti est un acteur que je trouve particlièrement intéressant dans le monde des études. L'institut s'interroge en effet constamment sur les méthodologies, leurs complémentarités, et les moyens de les rénover, de les présenter autrement. Je vous invite notamment à consulter ce document sur les reflexions méthodologiques de l'institut.
Voici, par exemple, un rapport de l'institut utilisant le quali on-line concernant l'influence des arts de la table sur le bien manger :
Pour compléter cette présentation de l'insitut QualiQuanti, son Président, Daniel Bô, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.
Daniel Bô est le Président de QualiQuanti
Grégoire Hervé-Bazin : Pouvez-vous vous présenter, présenter votre parcours, ce qui vous a amené à la direction de QualiQuanti.
Daniel Bô : Après HEC, j’ai découvert le métier des études en agence de pub. J’ai d’abord créé Marketing & Télévision, société d’études spécialisés en audiovisuel puis QualiQuanti avec une approche plus généraliste.
QualiQuanti a pour "slogan" de savoir allier quali et quanti. Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur cette particularité de votre institut, qui, comme vous le disiez dans le n°98 de Marketing Magazine, ne se contente pas d'une simple juxtaposition des deux courants méthodologique ?
Pour faire simple, on peut dire qu’il n’est pas nécessaire de choisir entre le nombre et la profondeur. Il est possible d’avoir les deux.
Sur la problématique du quali et du quanti, je vous renvoie vers divers textes écrits sur le sujet dans mon blog :
- le quali-quanti, la 3ème voie des études :
http://testconso.typepad.com/marketingetudes/2006/11/semo...
- quand quali et quanti se contredisent
http://testconso.typepad.com/marketingetudes/2006/02/quan...
- l’opposition quali / quanti : interview
http://testconso.typepad.com/marketingetudes/2006/01/inte...
- l’absurde opposition quali / quanti selon Jacques Jenny :
http://testconso.typepad.com/marketingetudes/2006/02/sur_...
QualiQuanti est un institut précurseur des études on-line. En 2000, vous avez créé le panel www.testconso.fr et défendu l'intérêt du quali online dès 2004. Les études "off line" (face à face, tel, etc.) sont elles, selon vous, amenées à disparaître ?
Le face à face garde toute sa place. Nous continuons à le pratiquer. J’ai d’ailleurs écrit un article sur l’articulation online/offline : http://testconso.typepad.com/marketingetudes/2007/07/lart...
Vous intervenez au SEMO lors de l'atelier "Les études quali on-line, retour d'expériences", pouvez-vous synthétiser en quelques points les grands enseignements que vous avez pu tirer de la pratique des études quali on-line ?
Sur le quali online et plus particulièrement sur le bulletin board (forum qualitatif asynchrone), j’ai beaucoup écrit sur mon blog : avantage de la durée, méthode à la fois individuelle et collective, proximité de l’expérience, expression des participants extrêmement riche et naturelle.
Vous pouvez trouver l’intervention du SEMO 2007 sur le quali online : http://testconso.typepad.com/marketingetudes/2007/12/semo... En 2008, l’idée est de montrer de nouveaux exemples avec notamment le cas des arts de la table où les contributions des consommateurs sous forme de photos ont été exceptionnelles. http://testconso.typepad.com/marketingetudes/2008/09/etud...
Plus largement, selon vous, quel avenir pour les études de marché, quel(s) défi(s) le secteur va-t-il devoir relever ?
Le défi du secteur c’est le défi de la valeur ajoutée. Les annonceurs peuvent facilement constituer et interroger des panels. Ils ont moins besoin de la logistique des instituts. Il faut donc d’autant plus prouver sa valeur ajoutée. Les instituts doivent de plus en plus travailler à partir de la vidéo et des images à la fois en investigation et en restitution.
Plus précisément, quel(s) défi(s) attendent l'institut QualiQuanti ? Quels sont les envies de l'institut, les pistes explorées par celui-ci, les challenges que QualiQuanti a l'ambition de relever ?
QualiQuanti produit des études et des contenus qui doivent susciter l’enthousiasme. Une des tendances pourrait être de produire pour le grand public.
Je vous invite à consulter 2 nouveaux sites thématiques qui ont été lancés très récemment :
-un sur l’analyse sémiologique : http://testconso.typepad.com/semiologie/
-un sur le brand content : http://testconso.typepad.com/brandcontent/
Ces sites viennent compléter celui sur le marketing media : http://testconso.typepad.com/marketingmedia/
Un mot de conclusion ?
Une réflexion sur le développement durable des études. Nous avons la chance d’avoir un public (c’est particulièrement vrai des français) qui accepte volontiers de témoigner et de réagir quasi-gratuitement. Les incentives dans les études sont le plus souvent symboliques. Si on veut que ce public continue à participer, il est essentiel que les instituts d’études proposent des modes d’interrogation, qui soient des expériences culturelles enrichissantes. Je vois trop souvent des questionnaires qui instrumentalisent les consommateurs. Collectivement, nous devons proposer des questionnaires et des formats d’enquêtes motivants et stimulants.
http://testconso.typepad.com/marketingetudes/2007/11/semo...
QualiQuanti : 12 bis, rue Desaix - 75015 Paris / Tél : +33 (0)1 45 67 62 06
Pour en savoir plus : je vous recommande le site Internet de l'institut, très complet (documents à télécharger) ainsi que le blog de Daniel Bô de réflexions sur les études marketing.
Grégoire Hervé-Bazin
08:41 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Interviews, Le secteur des études, Société d'études | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : qualiquanti, daniel bô, société d'études, études de marchés, réflexions méthodologiques |
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