20 avril 2009

DINK, ROI, SMO,... Les abrévations marketing

Une petite note d'humeur après avoir vu cette note sur le site de Gregory Pouy dans laquelle j'ai découvert une nouvelle abréviation du marketing : DNRV (Digital Native Very Rich).

Je dois dire qu'une telle abréviation me laisse perplexe...

Je comprends la nécessité d'aller toujours plus vite, de toujours aller plus loin dans la segmentation, mais, parfois, j'ai le sentiment que ces concepts marketing ne cachent qu'un manque de connaissance de la population visée. En segmentant des populations auxquelles on donne un nom abrégé, on se donne l'impression de les analyser, de les décrire voire de les connaître... et c'est rarement le cas.

Sans oublier la tendance aux abréviations, largement répandue dans le marketing, qui peut parfois semer plus de doutes qu'éclairer le problème. Florilège de quelques abréviations utilisés dans le milieu avec leur signification en anglais (et oui, c'est l'anglais qui domine largement le monde du marketing) :

AD - Advertisement
CR - Conversion Rate
CTR - Click-Through Ratio
CPM - Cost Per Mille
DIY - Do-It-Yourself
CPC - Cost Per Click
eCPM - Effective CPM
CPA - Cost Per Action
DRM - Dynamic Rich Media
FSS - Financial Services Sector
H&LS - Health And Life Sciences
HoReCa - Hotel, Restaurant, Café
ICT - Information & Communication Technologies
MFA - Made For AdSense
PPL - Pay Per Lead
PPS - Pay Per Sale
ROI - Return on Investment
SAM - Segmented Addressable Market
SB - Small Business
SERP - Search Engine Result Page
SMB - Small-Medium Business
SME - Small and Medium Enterprise
SMO - Social Media Optimization
VALS - Values Attitude And Life-Styles
VLE - Very Large Enterprise
VSB - Very Small Business

Et il en existe des centaines d'autres....

Plus dans l'esprit de ces DNRV dont j'ai parlé en début de note, voici des abréviations qui décrivent des populations... encore une fois, une liste non exhaustive :

BUPPIE - Black Upwardly-mobile/Urban Professional
DINKY - Double/Dual Income, No Kids (Yet)
FILTH - Failed In London, Try Hong-Kong.
GASP - Gay, Affluent, Sans Progeny
GROLLI - Guardian Reader of Low/Lunatic Level Intelligence
GUPPIE - Green Upwardly-mobile/Urban Professional
HOPEFUL - Hard-up Old Person Enjoying Full Useful Life
JUPPIE - Japanese Upwardly-mobile/Urban Professional
KIPPERS - Kids In Parents' Pockets Exhausting Retirement Savings
LOHAS - Lifestyles Of Health And Sustainability
LOLITS - UK: Little Old Ladies In Twin-Sets (middle class 50-60 year olds); US: Little Old Ladies In Tennis Shoes (active over 60s)
LOMBARD - Lots Of Money But A Real Dick (or Right Dickhead)
LOVOS - Lifestyle Of Voluntary Simplicitity
NED - Non Educated Delinquent
NEDDY - Non Educated Delinquent, Dosser and Yob
NIMBY - Not In My Back Yard
Aussi : NOTE - Not Over There, Either
Aussi : BANANA - Build Absolutely Nothing Anywhere Near Anyone
PIPPIE - Person Inheriting Parents' Property
PUPPIE - Poxy/Poncey Upwardly-mobile Professional
SCRUMMY - School Run Mummy (non-working mother with school-age children)
SILKY - Single Income, Loads of Kids
SINBAD - Single Income, No Bird/Boyfriend And/Absolutely Desperate
SITCOM - Single Income, Two Children, Oppressive Mortgage
TEETH - Tried Everything Else, Try Homeopathy (a hypochondriac/health nut)
TOMCAT - Totally Obedient Moron, Cannot Actually Think
WASP - White Anglo Saxon Protestant
WOOPIE - Well-Off Older Person
YUPPIE - Young Urban Professional or Young Upwardly-Mobile Professional

Rien que cette micro-liste vous fait peut-être comprendre ce que je ressens...

A force de vouloir diviser (pour mieux régner), on a l'impression qu'un désordre incompréhensible a été créé par les marketeurs. J'espère personellement que la tendance du marketing one-to-one apportera un peu plus de lisibilité (et de concret) dans les définitions des cibles.

UPDATE : voici une liste d'abréviations si le sujet vous amuse néanmoins ! C'est par ici !

08:29 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : abréviations marketing | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06 avril 2009

Partenariat Ifop et HautEtFort

Un vent de nouveauté souffle depuis quelques temps sur le monde des études.

Depuis quelques années, ce vent se fait même de plus en plus violent et se transforme peu à peu en une tempête qui emportera les instituts les moins réactifs.

Les plus perspicaces d'entre vous l'ont deviné, je fais référence aux études de conversations sur le web (parfois appelé études des retombées web). Nous l'avons notamment vu avec Spotter, certains instituts se positionnent même de plus en plus sur ce créneau parfois délaissé par les "grands". Je pense également à l'excellent institut Linkfluence et à ses magnifiques cartes illustrant les conversations sur le web (exemple ici).

Pour ceux qui n'ont pas suivi ou qui ne savent pas de quoi je parle, il s'agit, pour résumer, de mener des études sur les discussions spontanées qui se tiennent sur le web concernant un sujet, une marque, etc. Ces conversations peuvent avoir lieu dans des billets de blog, sur twitter, sur facebook, dans des forums,...

Bref, la nouvelle du moment c'est la réaction d'un des "grands". Ifop a en effet annoncé un partenariat avec HautEtFort, la pateforme de blog qui héberge d'ailleurs le monde des études. Voici le document de présentation :

Ma première réaction ?

Enfin ! C'est une bonne nouvelle que le marché réagisse à la demande croissante des annonceurs qui s'intéressent logiquement aux conversations spontanées qui concernent leurs marques/produits. Ifop, avec Hautetfort, va ainsi pouvoir entrer sur ce marché...

Ma deuxième réaction est moins positive : je trouve que ça manque un peu de structure.

En effet, quels sont les partis-pris d'Ifop et de HautetFort ? On sait, via l'exemple dans le PowerPoint, qu'Ifop selectionne des blogs aléatoirement parmi ceux hébergé par HautetFort. Bien. Mais les blogs de Hautetfort ne sont certainement pas les mêmes que ceux hébergés par Skyblog, ni que les blogs Google (blogger). On est donc sur un échantillonnage d'un échantillon des conversations du web.

De plus, la séléction aléatoire est sans doute la plus prudente mais quid du poids des blogs (en terme de lecteurs, de fréquence de publication, etc.) ? Une selection aléatoire revient ainsi à ne pas favoriser les blogs les plus lus et à les considérer aussi importants que les blogs que personne ne suit...

Cela dit, je ne serai pas plus critique que cela, car il faut laisser le temps à l'outil de s'installer et de faire ses preuves.

D'autant plus qu'Ifop a apparement décidé d'en faire une utilisation plus qualitative (étudier les verbatims, les phrases) que quantitative (impliquant une volonté de généraliser les résultats à l'ensemble du Web). Et, si ce choix se confirme, mes "critiques" n'auront quasiement plus lieu d'être.

Enfin, je fais confiance à l'Ifop pour prendre toutes les décisions méthodologiques qui conviendront et pour savoir convaincre leurs clients. Après tout, c'est quand même un des instituts les plus novateur de l'histoire.

Pour conclure, je dis donc bravo à Ifop et HautetFort pour l'initiative louable et leur exprime ma plus vive impatience concernant les premiers résultats publiés.

02 avril 2009

La communication multicanal déstinée à s'ancrer de plus en plus ?

Je crois ne pas trop m'avancer en disant que le titre de ce billet est l'ordre de la question rhétorique...

En effet, La deuxième édition du baromètre On Off Mobile vient de paraître (retrouvez le PDF d'origine ici) et cette étude, à la fois menée sur le grand public (1006 personnes) et sur les décideurs en communication (250 décideurs), nous apprend ainsi plusieurs choses intéressantes :

  • Les consommateurs semblent à la fois:
    • percevoir que la communication multicanal est de plus en plus utilisée (7 sur 10 à le perçoivent contre 6 sur 10 l'an dernier) notamment par les entreprises de téléphonie/Internet & les banques/assurances.
    • de plus en plus "jouer le jeu" du multicanal en croisant les sources d'informations (visite d'un magasin et recherche sur Internet).
    • reconnaître que la communication multicanal clarifie les messages (54% trouvent le message plus clairs avec la communication multicanal et 33% trouvent le message moins clair).
      J'avoue que j'aurai bien aimé quand même qu'on creuse un peu plus la perception de la communication multicanal par les consommateurs... surtout dans un contexte où ils sont noyés dans un masse de messages (quid d'un éventuel rejet du multicanal ?).
      Si la communication multicanal n'est qu'un moyen de faire "surnager" les messages, c'est un peu dommage je trouve.
      La stratégie de communication de la marque ne doit pas s'effacer derrière la technique... et j'espère que le one to one ne sera pas oublié (surtout qu'il reste compatible avec le multicanal) !


  • Les décideurs en communication de leur côté :
    • sont satisfaits des campagnes multicanal notamment sur l'accueil des clients et sur le retour sur investissement. A noter le grand nombre de décideurs (81%) qui jugent ces campagnes freinées par les difficultés à évaluer le retour sur investissement.
    • La com. multicanal est vu comme un moyen efficace d'optimiser les budgets (par 88% des décideurs soit 31 points de gagnés sur cet item en un an... Crise, quand tu nous tiens...)
    • Au final, 4 décideurs sur 10 estiment qu'ils vont augmenter leur budget dans la communication multicanal.

Voici l'étude dans laquelle vous retrouverez tous ces points et les résultats détaillés.

Je vous invite également à vous rendre sur le site dédié à l'étude si le sujet vous intéresse : http://www.on-off-mobile.fr/.

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