26 janvier 2009

Les méthodes de sondage (part. 1)

Nous l'avons vu (Note : "Le principe du sondage"), il existe deux grandes familles de méthodes de sondage : les méthodes probabilistes et les méthodes empiriques.

De nombreuses sous méthodes existent au sein de ces 2 familles.

Aujourd'hui, regardons de plus près les méthodes probabilistes de sondage.

Petit rappel nécessaire : on dit qu'un échantillon est constitué selon une méthode probabiliste quand chaque individu de la population concernée a une probabilité connue (et non nulle) d'appartenir à l'échantillon. Cela implique qu'il faut avoir une liste de tous les individus de la population pour pouvoir tirer au sort l'échantillon avant même de commencer le terrain.

Avant de regarder plus précisemment quels sont les principales méthodes probabilistes, on peut constater que ces méthodes ont l'avantage de fournir une marge d'erreur des résultats obtenus et que le fait de laisser le hasard décider de l'échantillon évitera des biais résultant d'une reflexion sur la constitution de l'échantillon.

La marge d'erreur est un concept qui est donc directement issu des méthodes probabilistes et donc du hasard. Il est bon de savoir que la marge d'erreur est en fait utilisée dans toutes les études quantitatives, qu'elles soient faites selon des méthodes probabilistes ou empiriques. Les instituts utilisent en effet par prudence la marge d'erreur sur les échantillons empiriques même si la théorie l'interdit.

Voici les principales méthodes probabilistes de sondage. Courage, quelques notions, pas toujours simples, vont être abordées (un petit exemple à la fin synthetisera le tout et, j'espère, estompera vos derniers doutes) :

  • La première méthode probabiliste est le sondage aléatoire simple : dans la population, chaque individu de la population a une chance non nulle de faire partie de l'échantillon. On laisse le hasard décider des individus à interroger et on effectue l'enquête sur ceux-ci. Cette méthode est très rare.

  • Une autre méthode probabiliste est le sondage aléatoire stratifié : on prend des strates qu'on connaît dans une population (par exemple les régions lors d'une enquête nationale) et, dans chaque strate, on tire un échantillon aléatoire. En gros, on applique la méthode du sondage aléatoire à des sous-groupes (appelés "strates") de la population. Cela permet d'éviter une sous- ou une surreprésentation de certaines strates à cause du hasard.

  • La méthode du sondage en grappes : on considère que la population peut-être divisée comme plusieurs ensembles d'individus appelés "grappes" (pour l'instant, c'est comme le sondage aléatoire stratifié mais avec "grappes" à la place de "strates") et au lieu d'interroger des individus dans chaque "grappes", on interroge seulement quelques "grappes" tirées au hasard (et tous les individus appartenant aux grappes sélectionnées sont interrogés).

  • La méthode du sondage à plusieurs degrés : comme pour le sondage en grappes, on considère que la population peut-être divisée comme plusieurs ensemble d'individus appelés "grappes". La différence est qu'au lieu d'interroger tous les individus des grappes sélectionnées au hasard (ça, c'est le sondage en grappes), on tire des échantillons d'individus au sein des grappes.

    Petit exemple pour bien comprendre les subtilités :
    Si on interroge les individus de la population au hasard (hasard calculé sur la liste de tous les individus de la population), on fera un sondage aléatoire simple.

    Si on regroupe la population par immeubles et qu'on interroge au hasard des individus dans tous les immeubles, on fera un sondage aléatoire stratifié.

    Si on regroupe la population par immeubles et qu'on selectionne au hasard quelques immeubles à l'interieur desquels on interroge tous les individus, il s'agit d'un sondage en grappe.

    Si on regroupe la population par immeubles et qu'on selectionne au hasard quelques immeubles à l'interieur desquels on interroge des échantillons d'individus, il s'agit d'un sondage à plusieurs degrés.

Ces méthodes peuvent être combinées entre-elles et même associées à des méthodes empiriques (qu'on verra dans une prochaine note).

19 janvier 2009

Revue de Web (1) : prédire le succès de vos campagnes mails en moins de 2 heures, obamiconez-vous, LA vidéo virale de 2008, etc.

Voici ce que j'ai pu trouvé d'intéressant sur le Web dernièrement :

Prédire la performance de vos campagnes mails 2 heures seulement après les avoir lancées, c'est possible !

2 chercheurs (Xavier Drèze, Andre Bonfrer) ont en effet développé un modèle qui peut prédire le succès de votre campagne mails sur 3 semaines... en moins de 2heures ! En se basant sur le taux d'ouverture et le taux de click, les chercheurs utilisent un modèle Log-logistic pour prédire le succès ou l'infortune d'une campagne d'emailing... Ce qui est plutôt pratique puisque de nombreux changements peuvent être apportés rapidement si vous avez déjà un retour solide au bout de si peu de temps... en savoir plus > article original ici et ci-dessous :

Obamiconez-vous !

On le sait, la stratégie de communication qu'à organisé le clan Obama a certainement eu un rôle très important dans sa victoire. Les réseaux sociaux se sont emparés du candidat, et l'Obamania a vite atteint des sommets. Et bien ce n'est pas tout à fait fini. Avec le site Obamicone me vous allez pouvoir reprendre les codes "publicitaires" du candidats pour vous. Je vous laisse juge :

LA vidéo virale de 2008...

La meilleure vidéo virale de 2008 selon un jury de professionnels du buzz est la suivante :

Je suis plutôt d'accord avec le jury pour le coup ! Les vidéos virales, ça a l'avantage de souvent nous faire passer un bon moment. Je vous laisse donc prendre connaissance du classement complet des 60 vidéos virales (à des fins commerciales) de l'année ici.

Gregory Pouy nous donne une liste des marques qui twittent

L'excellent blog de Gregory Pouy (ici) nous permet de prendre connaissance de quelques marques qui twittent : Accenture - twitter.com/Accenture, Adidas - twitter.com/Adidas, Air Canada - twitter.com/Aircanada, Arena Flowers - twitter.com/arenaflowers, ATT News - twitter.com/attnews, Audi - twitter.com/audi, BBC - twitter.com/bbcbreaking, BearingPoint - twitter.com/BearingPoint, etc... (Liste complète : ici).

La découverte intéressante de plus, c'est que la plupart de ces twitters ne sont pas tenus par les marques mais par des individus qui n'ont rien à voir avec les entreprises mentionnées ! Cybersquatting, quand tu nous tiens...

09:30 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Revues de Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revues de web | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15 janvier 2009

Bonne année : carte de voeux 2009 !

J'ai commencé à m'auto former sur Illustrator et Photoshop il y a quelques mois. Je suis donc content de pouvoir publier ma propre carte de voeux professionnelle pour l'année 2009 !

La voici :

Bonne année à vous tous !

17:07 Ecrit par Grégoire Hervé-Bazin dans Représentations visuelles, design & inspirations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : carte de voeux, bonne année | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12 janvier 2009

Les widgets

En ce début d'année, et après avoir découvert la page http://now.sprint.com/widget/, je voulais faire une petite note sur les widgets.
"Quel rapport avec ce blog" vous demandez-vous fort justement... et bien ce blog est certes destiné aux études mais également à la communication... et vous allez comprendre très rapidement que les widgets sont une part importante de la communication online.

Tout d'abord, un rappel : les widgets sont des mini-applications qui peuvent à peut près lire tous les languages importants du net (html, css, flash) et qui servent à... et bien à tout et à rien. Au départ, les widgets étaient surtout des applications plus ou moins utiles comme des calendriers, des horloges, des webcams, des bloc notes,... mais la tendance est aujourd'hui à la communication. Voici une petite vidéo qui va vous éclairer encore davantage :

En plus d'être utiles, ces petits programmes sont très utilisés : comscore évaluait ainsi en 2007 que 21% des internautes utilisaient les widgets. Ce chiffre a certainement largement augmenté avec l'explosion de Netvibes ou de slide.com (entre autres).

Bref, un quart ou plus des internautes qui utilisent un widget ... Un chiffre qui a fait réflechir les entreprises souhaitant communiquer sur le web.

Les entreprises se sont donc emparées de cet outil pour mieux communiquer : le widget permet de prolonger la relation "marque - internaute" en dehors du site, il permet également de créer un nouveau service pour l'utilisateur (le widget de la RATP qui vous dit quand le prochain bus passe en bas de chez vous par exemple), il est largement ancré dans la tendance du web "personnalisable" ou chaque internaute se crée sa page regroupant toutes les informations qu'il souhaite sans avoir besoin de se rendre sur les pages ciblées, et enfin, son principal intérêt : il permet d'informer rapidement (en temps réel) un grand nombre de personnes captives (elles ont souhaité installer le widget de l'entreprise et  peuvent le supprimer d'un clic) sans passer par l'email (et par l'anti-spam).

Voici les résultats d'une étude de Synodiance (Agence conseil en stratégies marketing et interactives de trafic) sur les widgets :

Je vous invite à aller voir de plus près cette présentation sur le site de Synodiance; vous trouverez nottament les commentaires associés à cette présentation (Widget : quelle stratégie adopter ?).

Et concernant les études ?

D'après moi, le monde des études a deux défis à relever face aux widgets :

  • Comment intégrer la mesure d'efficacité des widgets à la mesure d'efficacité d'une campagne web ? Voilà un sujet passionant et une question à laquelle de plus en plus d'anonceur vont demander une réponse.
  • Autre défi, cette fois complétement différent : comment les sociétés d'études peuvent communiquer leurs résultats par widget ? Communiquer des résultats en direct efficacement (on peut faire de très belles choses) et avec un outil qui se partage facilement (entre salariés, internautes, etc.) me paraît également un sujet sur lesquel les instituts peuvent se pencher avec interêt.


Exemples de graphiques réalisés "en direct" par widget sur la page http://now.sprint.com/widget/

Sources :

 

05 janvier 2009

BrandTag

En cette rentrée 2009, petit clin d'oeil à toutes les entreprises qui n'ont pas les moyens de s'acheter une étude.

Voici un site qui permet aux consommateurs d'enregistrer le mot qu'ils associent spontanément le plus à la marque présentée.

Le site compile les mots entrés par les milliers d'internautes qui participent à ce projet et fournit, pour chaque marque, un nuage de mot. Plus le mot est gros, plus il a été enregistré par les internautes... ce qui permet de savoir à quoi la marque est associée dans l'esprit des individus surfant le sur web !

Voici, par exemple, un capture écran d'une partie du résultat pour Apple :

Vous voulez essayer : Brandtags.net

Pour voir les résultats : cliquez ici

J'en profite pour vous dire qu'on verra comment faire votre propre nuage de mots avec Excel et PowerPoint (sans prétention bien sur) d'ici quelques temps.

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